Un étranger peut-il acheter une propriété au Chili sans avoir de résidence ?

Casa en venta en Pucón para compradores extranjeros

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C’est l’une des premières questions que nous posent les clients venant de l’étranger et intéressés par Pucón, Villarrica ou un autre coin de l’Araucanie : ai-je besoin d’une résidence pour acheter ? La réponse courte est non. Vous n’avez besoin ni de résidence ni d’aucun type de visa pour acheter une propriété au Chili — la seule chose dont vous avez besoin est un RUT, une démarche qui, bien accompagnée, se résout rapidement et sans mettre les pieds au Chili. Le détail réside dans la bonne réalisation de cette démarche, et c’est là qu’il convient d’être bien accompagné.

La règle générale : les mêmes conditions qu’un Chilien

Le Chili est, dans la région, l’un des pays les plus ouverts à l’investissement immobilier étranger. La loi n’exige ni résidence, ni nationalité, ni aucun permis spécial pour qu’une personne étrangère achète une maison, un appartement ou un terrain. En pratique, un acheteur étranger signe le même acte notarié, devant le même notaire, et est inscrit au Bureau des hypothèques (Conservador de Bienes Raíces) exactement comme un acheteur chilien.

Cela fait de l’Araucanie — avec sa combinaison de lacs, de volcans et de forêt native — une destination de plus en plus recherchée par des acheteurs d’autres pays à la recherche d’une résidence secondaire, d’un projet de location touristique, ou simplement d’un endroit différent où vivre une partie de l’année.

La seule chose dont vous avez vraiment besoin : un RUT chilien

Bien que la résidence ne soit pas exigée, il existe une exigence administrative incontournable : le RUT (Rol Único Tributario, numéro d’identification fiscale). Sans RUT, il n’est pas possible de signer un acte de vente au Chili, car c’est le numéro qui identifie l’acheteur auprès du Service des impôts internes (Servicio de Impuestos Internos) et du Bureau des hypothèques. C’est un numéro d’identification fiscale, pas un permis de résidence — il ne permet pas de vivre au Chili et n’a aucun lien avec les démarches d’immigration ; il sert uniquement pour des opérations comme celle-ci.

La bonne nouvelle est que l’obtention du RUT ne nécessite pas de voyager au Chili. Elle peut être gérée directement auprès du Service des impôts internes (SII) depuis l’étranger, ou par l’intermédiaire d’un avocat muni d’une procuration qui s’occupe de toute la démarche en votre nom. Bien accompagné, c’est un processus rapide — généralement réglé en quelques jours, pas en mois — et c’est justement la première chose que nous organisons avec nos clients internationaux avant d’avancer sur une offre, afin qu’ils ne perdent pas de temps à cause d’une démarche administrative en attente lorsque la propriété qui les intéresse se présente.

La seule restriction réelle : la zone frontalière (qui ne s’applique pas à la plupart des acheteurs)

Il existe une exception légale qui mérite d’être mentionnée, bien qu’en pratique elle touche peu de cas : le décret-loi 1939, qui restreint l’achat de biens immobiliers dans des zones frontalières officiellement déclarées aux personnes physiques ou entreprises de pays limitrophes — c’est-à-dire des citoyens d’Argentine, de Bolivie ou du Pérou, pas des étrangers en général. Un acheteur européen, nord-américain ou asiatique n’est pas concerné par cette règle.

Pour une entreprise comme la nôtre, qui travaille dans des communes proches de postes-frontières comme Mamuil Malal, c’est effectivement quelque chose que nous vérifions au cas par cas avant d’avancer sur une propriété spécifique, car la loi permet des exceptions par autorisation présidentielle. Si votre profil ou la propriété qui vous intéresse relève de ce cas, c’est exactement le type de vérification que notre équipe juridique effectue avant que vous ne signiez quoi que ce soit.

Un autre point à vérifier en Araucanie : les terres indigènes

Un sujet moins connu, mais pertinent dans cette région du pays : une partie des terrains ruraux de l’Araucanie sont enregistrés comme terres indigènes en vertu de la loi 19.253, et leur vente à des personnes sans ascendance indigène reconnue peut nécessiter une autorisation préalable de la CONADI, voire ne pas être possible du tout. Ce n’est pas quelque chose qui se détecte simplement en examinant le titre de propriété — il faut le vérifier directement. C’est un autre filtre que nous appliquons avant de proposer un terrain ou une exploitation à un acheteur étranger, précisément pour éviter des surprises par la suite.

Comment Propiedades Villagra vous accompagne tout au long du processus

Cela fait des années que nous travaillons avec des acheteurs étrangers intéressés par Pucón et ses environs, et nous savons que l’aspect juridique est généralement celui qui suscite le plus de questions à distance. C’est pourquoi nous travaillons avec une équipe d’avocats qui se charge de vérifier chacun de ces points — RUT, restrictions frontalières, état du titre, statut indigène du terrain le cas échéant — avant que vous n’avanciez sur une offre. Ingrid, à la tête de l’agence, a personnellement accompagné plusieurs processus d’achat avec des clients qui n’avaient jamais mis les pieds au Chili avant de signer.

Si vous envisagez d’acheter une propriété à Pucón, Villarrica ou dans n’importe quelle commune de l’Araucanie depuis l’étranger, parlons-en : nous examinerons votre cas précis, nous vous expliquerons les étapes exactes à suivre, et nous vous accompagnerons du début à la fin, sans que vous ayez à gérer cela seul.

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*Cet article fournit des informations générales et ne remplace pas un conseil juridique spécifique. Chaque situation — nationalité de l’acheteur, emplacement exact de la propriété, état du titre — peut modifier les étapes à suivre, c’est pourquoi chez Propiedades Villagra nous examinons chaque cas avec notre équipe juridique avant d’avancer.*

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